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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 23:31

 

CHAVILLE ENCHERES Vente du 14.07.13

CHAVILLE ENCHERES BOUDDHA GANDHARA ARCHEOLOGIEReflet de

 

l'Histoire,


AU CARREFOUR DE

CULTURES,



L’ART DU

 

 

GANDHARA


D’une rencontre naquît un  Art original emprunt de sérénité et de respect…

Gandhara était une région, une simple région, un peu aride, un peu inhospitalière et montagneuse.

                   Des hommes aux cultures différentes et aux passions communes changèrent cet hostile territoire en un Art tout de douceur et d’harmonie, l’Art du Gandhara naissait.

 

          Nous sommes à la frontière nord-ouest de l’Inde, dans un territoire montagneux qui couvre les Etats actuels du Pakistan et de l’Afghanistan, le long de la voie caravanière, ou Route de la Soie, qui reliait l’Occident à la Chine et aux plaines de l’Asie centrale.

empiremongol

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images (5) Alexandre le Grand (Né à Pella, Grèce (Macédoine) le 21 juillet -356 av. JC ; Mort à Babylone, Mésopotamie (Irak) le 13 juin -323 av.JC), l’infatigable roi de 20 ans, intelligent, beau, brutal et incroyablement volontaire parcoure le monde.Victorieux de nombreux combats, il parvient à conquérir un immense empire allant de la Grèce à l’Inde. Dès lors, le surnom de Grand lui est donné à la suite de ses succès militaires dit-on, gageons pourtant qu’il lui revint également en reconnaissance de l’extraordinaire diffusion de l’immense culture Grecque hors de ses frontière primitives.


Alexandre_le_Grand_001.jpg

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    La  longue conquête durera dix ans et fera parcourir à Alexandre plus de 10 000 km à pied, à Alexandre et à ses troupes soldatesques autant que civiles car c’est toute une culture, toute une civilisation, qui se déplace, militaire, administrative et artistique.

      C’est toute la Grèce qui est en marche, derrière le Grand monarque.


Au printemps 327 avant J.C, Alexandre avance avec une armée, pour ne pas dire une ville, de 120 000 personnes vers les vallées de l’Indus. 

En 326 avant J.C il arrive à la limite du Royaume Perse. Le roi Poros veut empêcher les Macédoniens de franchir le fleuve. Ses troupes, renforcées par des éléphants, affrontent violemment celles d’Alexandre mais finissent par s’incliner. Alexandre prend alors possession de tout le Pendjab. De cette installation naîtra l’implantation de la culture Grecque dans la région. Intelligent, Alexandre sait vaincre par les armes autant que par la diplomatie et il utilisera même l’Amour pour tenter d’établir durablement la présence Grecque. 148 Ainsi, arrivé dans le Golfe Persique, Alexandre organise des noces massives, ses soldats épousent des femmes Perses et lui, prend pour femme, une fille de Darius. Autre exemple, il décide plusieurs mesures politiques, comme l’intégration de jeunes nobles Perses dans la garde royale, jusqu’alors réservée aux seuls nobles macédoniens. Quant à l’Art, il deviendra à son tour, un lien étroit entre les populations soumises et la victorieuse Grèce.


     A Babylone, en Mésopotamie (actuel Irak) le Roi fut frappé par une forte fièvre qui l’emporta en une dizaine de jours. Le grand maître de la Grèce, de l'Egypte et de l'Asie, s’éteint le 13 juin 323 avant J.C à l’âge de 33 ans.


L’immense Empire qu'Alexandre a conquis en une décennie seulement ne lui survivra pas. Dès sa mort, il sera partagé entre ses généraux.

     Le mythe du conquérant est né et sera entretenu par les historiographes occidentaux mais aussi orientaux. 


images (4) Voulant être considéré comme un dieu, Alexandre y est, pour ainsi dire, parvenu puisqu’il a réussi à figurer dans deux des grands livres saints, la Bible et le Coran…


     L’héritage d’Alexandre, aujourd’hui est indissoluble de la fusion des cultures Grecque et Orientale qui donnèrent naissance au remarquable Art du Gandhara.

 

206

CHAVILLE ENCHERES vente du 14.07.13

 

Art singulier aux origines plurielles

      L’Art du Gandhara, et plus particulièrement la statuaire, nous offre le témoignage unique de deux cultures qui se mêlent en se respectant mutuellement.


     Cet Art atteindra son apogée lorsque la région deviendra une sorte de terre sacrée du Bouddhisme.

      Dans les monastères et les villes, dont ne subsistent aujourd’hui que des ruines, fleurit ce très grand Art qui s’exprime surtout dans une riche production statuaire à la profonde inspiration religieuse. Ce sont ces sculptures multiples qui seront à l’origine des premières représentations anthropomorphes de Bouddha, qui connaîtront, par la suite une large diffusion dans toute l’Asie, auparavant, Bouddha était représenté sous les formes symboliques d’une roue ou d’empreinte de pieds.

CHAVILLE ENCHERES Vente du 25.11.12

19

 

 

L’Art Gréco-Bouddhiste

ou la représentation humaine de Bouddha et des Bodhisattva-s (*)

     C’est au début de notre ère, dès le 1er siècle, qu’apparaissent les toutes premières représentations d’un Bouddha humain au Gandhara, autour de Peshawarau Pakistan actuel, et peut-être dans les régions voisines, comme en Afghanistan, où la forte présence de l'hellénisme des siècles précédents demeurait fort influente. 

CHAVILLE ENCHERES vente du 14.07.13

224  La riche tradition statuaire issue du monde méditerranéen apporta des solutions aux sculpteurs qui voulurent représenter Bouddha. En effet, dans le reliquaire de Bimaran, daté du tout début de notre ère, Bouddha est représenté en train de marcher, comme un moine itinérant. Il devint donc nécessaire de rechercher l'expression du mouvement et de la vie. Or, les sculpteurs Grecques étaient passés maîtres dans le positionnement des pieds et des déhanchements, aussi bien que dans le traitement du drapé des vêtements qui amplifie le mouvement et dans le rendu de la dissymétrie qui donne vie au corps et au visage. Aussi, les artistes du Gandhara s’en inspirèrent-ils grandement avec, pourtant, l’abandon du mouvement au profit de la frontalité et de la symétrie, alors que le hanchement et l’inclinaison de la tête pourront être conservés. Le plus remarquable dans cet art tient au traitement du drapé des vêtements, tout de souplesse et de grâce, qui confère à ces représentations une indéniable élégance et une présence particulièrement vivante.

 

     Les canons de l’Art Gréco-Bouddhique du Gandhara, pour multiples qu’ils soient, trouvèrent, probablement leur mise au point avec le consentement des religieux au cours du 1er siècle, ils furent généralisés et devinrent les modèles pour les représentations de Bouddha debout. On retrouve ainsi le corps de Bouddha immobile, frontal, pieds parallèles dans la sculpture. Un peu plus tard sera également représenté le Bouddha assis en " dhotî ", les mains l'une dans l'autre posées sur les genoux ou encore présentant le geste d'absence de crainte, autrement dit, la main droite levée. Puis le Bouddha sera sculpté dans sa robe monastique et la tête auréolée.

Quant au prototype du bodhisattva pensif, mis au point à la fin du 1er siècle à partir de la tradition Grecque, appliquée à plusieurs bodhisattva-s, il fut généralisé dans tout le monde gréco-bouddhique puis au-delà jusqu'au Japon, à partir du VIIème siècle. Il semble acquis que toute cette statuaire devait être peinte, certaines pièces conservent encore des traces, parfois importantes, de polychromie. Plusieurs fragments de fresques ont été préservés qui trouvent leurs échos dans les peintures murales, conservées par le climat sec du désert du Taklamakan, dans les oasis de la Route de la soie. 


L’Art du Gandhara  aujourd’hui

 

      Durant plusieurs centaines d’années après la mort du Bouddha, au Vème siècle av. J.C., sa représentation était proscrite et son histoire ainsi que son enseignement demeuraient du domaine du verbe mais, aux début de l’ère chrétienne, les premières représentations humaines du Bouddha furent réalisées au Gandhara, par la magnifique fusion de l’Art Grec, importé par Alexandre le Grand, quelques 300 ans plus tôt, et de l’inspiration Bouddhique.


              Avant 2001       -         Après 2001

images (3)Malheureusement, une nouvelle crise iconoclaste, cette fois uniquement due à l’obscurantisme et au fanatisme religieux des talibans, entraîna, en 2001, la destruction des immenses Bouddhas de Bamiyan, l'une des réalisations les plus spectaculaires de cet art. 


 

     Les bouddhistes, aujourd’hui encore, utilisent un stade intermédiaire de représentation symbolique utilisant des gestes conventionnels (les mudras).

Le verbe est ainsi manifesté par des gestes codifiés qui constituent un langage.            

Et c’est ainsi que les statues du Bouddha nous parlent.


             Encore nouvellement découvert en France, images--6-.jpg le Musée Guimet de Paris conserve plusieurs pièces représentatives de l'Art du Gandhara, comme un gracieux " Génie aux fleurs " du iiie siècle ou ive siècle, superbe illustration de l'Art Gréco-Bouddhique provenant du site de Hadda.


              Aujourd’hui, l’Art du Gandhara sort parfois des musées pour être présenté aux collectionneurs,  lors de ventes aux enchères, dans le respect des œuvres et des civilisations.

 

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CHAVILLE ENCHERES vente du 14.07.13

 

(*) Bodhisattva que l’on peut comparer à un disciple, en effet, ce terme sanskrit désigne celui qui a formé le vœu de suivre le chemin indiqué par le Bouddha, a pris le refuge auprès des trois joyaux (Bouddha, dharma et sangha) et respecte strictement les disciplines destinées aux Bodhisattvas, pour aider d'abord les autres êtres sensibles à s'éveiller tout en progressant lui-même vers son propre éveil définitif, qui est celui d'un Bouddha.


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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 14:24

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La représentation du visage féminin

en 500 ans de l'histoire de l'art.

Vidéo ici

 

 

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 10:32

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    102 28 CHAVILLE ENCHERES VENTES 18 MAI 2014
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179.-Lot- 

CAMI Pierre Henri 1884-1958

6 caricatures à l'encre

   
 

CHAVILLE ENCHERES CAMI PORTRAITPierre Henri CAMI,

de son nom complet Pierre Louis Adrien Charles Henry Cami, est un humoriste français, né le 20 juin 1884, à Pau et mort le 3 novembre 1958 à Paris.

Voilà et c’est un peu court ! Présentons-le autrement :

«  Le plus grand humoriste in the world »

Voici qui est mieux…Tellement mieux lorsque l’on sait qui a eu cette fracassante exclamation : Charlie Chaplin, soi-même, excusez du peu !

chaville encheres cami DESSIN caricature + charlie Chaplin

Revenons donc à ce « Plus grand humoriste in the world ».

Quelle fut sa vie et d’abord en quelle circonstance s’est-il découvert une vocation pour l’humour ? …En étant –bien entendu – un cancre mais un cancre « très bien doué », selon les dires de son professeur de Français. Puis en étant recalé au concours du Conservatoire, où il s’était présenté espérant devenir comédien, malgré les appréhensions de son père. Qu’à cela ne tienne, Cami, fonde, le 15 juillet 1910, Le petit corbillard illustré, qui se définit comme "organe corporatif et humoristique des Pompes funèbres".

Le ton est donné ! Ce sera celui de toute la partition de la vie de Cami, dont le maître-mot était : rions de tout !

Au fil des pages, on peut lire des articles intitulés "Chez le naturaliste", "La chanson des porteurs", "L’enterrement du cul-de-jatte" ou "Les croque-mort embarrassés", ainsi que "Comment diable faire sortir les pieds devant". Le journal organisera même un grand concours sur le thème : « Qui sera le plus bel enterrement d’ici le 1er janvier 1911 ? ». Le premier prix, bien évidemment, est « un enterrement de première classe » ! Inutile de dire que les lauréats désignés par les lecteurs apprécieront moyennement cet honneur. Et de ce fait, c’est Le petit corbillard qui connaîtra un enterrement de première classe, en publiant son 7ème et dernier numéro le 1er novembre 1910.

Cami reprend alors la plume pour adresser à Paul Reboux et Charles Muller qui tiennent les pages littéraires du Journal, une chronique humoristique hebdomadaire, La vie drôle. Cami, exception faite de la grande guerre, ne quittera plus sa table de travail, sollicité par Le Journal, Le Petit Parisien, Le Merle blanc, L’Excelsior, Paris matinal ou le Dimanche illustré.


chaville encheres cami portrait + caricature1933 L’Illustration : sollicite Cami et lui demande de publier, chaque semaine, à compter du 30 septembre,  et ce, pendant 6 ans sa Semaine camique. Voici comment le Journal L’Illustration présenta le successeur d’Henriot : « Pour succéder à ce maître regretté du crayon et de la plume, nous avons songé, d’abord, à faire appel à plusieurs dessinateurs dont le talent et l’humour justifiaient un si lourd héritage. Un nom est venu sur les lèvres de tous les amis de notre journal, le nom de celui dont la plume et le crayon, témoignant d’un esprit original, sans étrangeté, malicieux sans méchanceté, ont créé des types déjà populaires : Cami. Qui ne connaît, en effet, pour les avoir goûtées, la verve endiablée et la spirituelle ironie de ces romans d’une si étourdissante fantaisie, depuis Les aventures baron de Crac et Le fils des trois mousquetaires, jusqu’aux récentes et goguenardes tribulations de La famille Rikiki. La plupart de ces œuvres sont parsemées d’amusants dessins. Mais, jusqu’à présent, Cami n’avait pas abordé le genre bien particulier du dessin comique avec sa légende (…). Puisse la même sympathie qui le fit désigner par nos amis s’établir entre notre public et lui !». Aux lecteurs de L’Illustration de découvrir, dès lors, l’univers « camique ».

Dans ses bandes horizontales, avec leurs 5 images, les lecteurs verront désormais défiler le baron de Crac, Loufock-Holmes, Cyrano de Bergerac et bien d‘autres.


chaville encheres cami dessin caricatures

La déclaration de guerre de 1939 interrompra les publications de Cami. L'heure n'est plus à la plaisanterie. Pendant l’Occupation, Cami retourne à Pau et à l’exception des Nouveaux paysans (1942), il ne publiera rien durant ces quatre années. Il ne reprendra ses activités qu’après la Libération, à la fois comme dessinateur (sa « Semaine camique » réapparaît pendant quelque temps dans France illustration), ou comme écrivain (des recueils de fantaisie, des romans, des pièces de théâtre).

En 1953, la presse italienne lui décerne le grand prix de l’humour international.

Les dernières années de sa vie sont assombries par la maladie qui l'oblige à l’amputation des deux jambes. Cami  décédera à Paris.

Les amis de Cami, les avis concernant Cami :

A propos de Cami et de ses dessins dans L’Illustration, Max-Pol Fouchet écrit en septembre 1972 : « Du temps de ma jeunesse j’approuvais hautement mon père et ma mère d’être abonnés à L’Illustration, non pour la partie futile de cette publication, qui concernait les événements du monde, mais pour la partie sérieuse : les bandes dessinées de Cami, hautement philosophiques et morales, l’un des grands exemples de la vraie pensée. J’étais camisard. Je le suis. Je le resterai. Cami est un vengeur. Méfiez-vous : ce personnage est dangereux comme un cordon Bickford. Au bout, l’explosion. De rire ".


chaville encheres cami caricature + charlie ChaplinCharlie Chaplin, comme précédemment cité, le considérait comme « le plus grand humoriste in the world » et Jacques Prévert proposera le terme de « camisard » pour désigner ses admirateurs , au rang desquels on compte des écrivains et cinéastes tels que Ramon Gomez de la Serna, Benjamin Péret, Paul Gilson, Carlo Rim, Jean Cassou, Lucien Dubech, Maurice Dekobra et, plus récemment, Roland Topor, Jean-Jacques Pauvert, Raymond Devos, Chaval, Rémo Forlani, Michel Lebrun, Jean Ferry ou encore Robert Enrico.

  
   chaville encheres cami bibliographie
 

Sources :
Bibliothèque nationale de France.

Site du journal l'Illustration
 

Bibliographies et Oeuvres :

Pierre Henri Cami

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 20:13

chaville enchères BLOG DALI et les sculptures de Rhinocéros

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Salvador Dali a réalisé deux sculptures figurant un rhinocéros.

Bien que cherchant à représenter fidèlement l'animal, 42510361_p.jpg ( Philippe Halsman (1906-1979), Dali and Rhinoceros, gelatin silver print, printed later. Copyright credit stamp, titled and annotated in unknown hand in pencil on verso, 27x31.7cm. Christies London, Photographs. 26 November 2008. Image Christie's Ltd 2008)

Dali en grand passionné des Maîtres anciens et de leur immense technique du dessin, qu'il pratiquait lui-même à merveille, s'inspira de la célèbre gravure d'Albretch Dürer telechargement.jpg pour sculpter ses propres rhinocéros. Et c'est bien comme un hommage à Dürer qu'il imagina ses sculptures. Sculptures qui correspondraient pourtant parfaitement à sa vision surréaliste du monde.

Le rhinocéros avec ses cornes fièrement dressées ne pouvaient évoquer, pour Dali, rien de moins qu'une forte représentation phallique, avis largement partagée par la médecine chinoise...Quant à la carapace du dit animal elle ne pouvait laisser Dali indifférent, lui l'extraverti profondément réservé. Ajoutons à cela les fantasmes ou obsessions inhérentes au surréalisme tels que le sexe et les absurdes rapports de force de notre société bien pensante et le puzzle se complète. Mais lorsque l'on y ajoute l'idée de la Femme, nous nous retrouvons réellement devant une oeuvre puissamment surréaliste, donc profondément Dalinienne.

GAZETTE-RHINOCEROS-DALI-FACE-copie-1.jpg C'est ainsi que Dali imagine un " Rhinocéros habillé en dentelle " (1956) La force masculine brute voire brutale...habillée de dentelle ! Le principe masculin intimement uni au principe féminin. Tout Dali est là...ou presque...car sait-on jamais avec ce diable d'homme !

Dalí.Rinoceronte

Le Rhinocéros habillé de dentelle de Marbella

 

Puisque Dali va plus loin et il lui faudra pas moins de 10 longues années, avec son ami, je serai tenté de dire son complice, Robert Descharnes, pour mettre au point, en même temps que la première, cette deuxième représentation de Rhinocéros, toujours inspirée de la célèbre gravure de Dürer.

GAZETTE-Rhinoceros-cosmique-Bronze-DALI.jpg Un " Rhinocéros Cosmique ", que l'artiste nomma aussi " Chair de Poule Rhinocérontique " (1956) (à dire avec l'inégalé accent de Dali, bien sur !) 

Les pattes de notre ami Rhinocérontique sont ici démesurement allongées, comme celles d'un insecte, me direz-vous...Allons donc, avec Dali, ne pourrions-nous pas plutôt être tenté d'y voir, à peine suggérées, les jambes immenses de ces actrices d'Hollywood ou de ces danseuses dont il raffolait ? Car n'oublions pas que notre animal semble toujours bel et bien habillé de dentelle... Tel un éléphant fantastique portant sur son dos un palenquin extraordinaire, notre Rhino porte, lui, un improbable empillement de tests images TEST D'OURSIN + DALI d'oursins, lesquels forment un ingénieux et non moins gracieux obélisque...la puissance phallique toujours...judicieusement jointe, mêlée, à l'oursin, symbole de principe aquatique et éminemment féminin avec ses picots à peine émoussés. - " Ah, la femme...qui s'y frotte s'y pique ", semble nous avertir notre obligeant Rhinocéros, qui ne la porte pas moins en triomphe ! Ce Rhinocéros Cosmique-là évoque bel et bien ce frisson de la Génèse, cet instant d'éternité d'où la Vie jaillit de l'eau immémoriale ! 

 

" Le Rhinocéros est le Coffre-fort de la connaissance au niveau de l'animal, un coffre-fort massif, plus sculpté et travaillé qu'une plaque de bronze " Salvador Dali & Louis Pauwels, in " Les Passions selon Dali "

 

Un coffre-fort et pourquoi pas ! L'idée est amusant lorsque l'on sait que Dali déclara que, si la ville de Paris devait, un jour, lui élever une statue, il souhaitait une version colossale du Rhinocéros Cosmique, surmontée -il est vrai- de son buste et installée dans les jardins du Trocadéro, là même où s'était dressé le rhinocéros de Jacquemart.

 

Vidéo : Dali peignant et s'inspirant d'un Rhinocéros au zoo de vincennes.

mqdefault.jpg

 

Bronze de Dali présenté à CHAVILLE ENCHERES

CHAVILLE ENCHERES BRONZE DALI RHINOCEROS

 

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 10:43

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Carte postale...

 

" La critique est aisée et l'Art difficile "

Philippe Néricault Destouches 

CHAVILLE-ENCHERES-MAGRITTE-.jpg

Peintre surréaliste belge René François Ghislain Magritte 

est né le 21 novembre 1898 à Lessines dans le Hainaut et mort à Bruxelles le 15 août 1967 

 

225235_10151590050622861_1506850277_n.jpg 

 

Voilà pourquoi les Surréalistes préconissaient : 

 

996539_487480038007796_17950124_n.jpg

CHAVILLE-ENCHERES-MAGRITTE-2.jpg

 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 19:06

 


fra-angelico-copie-1.jpgGuido di pietro rentre chez les dominicains au couvent de Fiesole, situé sur les hauteurs de Florence, en 1408. Il a alors 21 ans. Selon l'usage de l'ordre, il change de patronyme pour un nom religieux : Fra Giovanni. Ses contemporains, en raison de la haute spiritualité de sa peinture ainsi que de la profusion d'anges dont il aime parer ses oeuvres, le surnommeront Fra Angelico.
Les règles strictes et la vie de pénitence de l'ordre religieux resteront profondément ancrées chez le peintre pour qui le renoncement au monde et à soi-même permettent d'atteindre la pureté, tant d'un point de vue spirituel que dans l'expression de son travail.
Encouragé par ses supérieurs, Fra Angelico abrège ses études théologiques pour se consacrer exclusivement à la peinture, les dominicains considérant l'art comme un moyen efficace de transmettre la foi et la vérité.

Les évènements religieux liés au concile de Pise en 1409 obligèrent les dominicains à quitter Fiesole. Fra Angelico connu alors l'exil mais cela lui permis de voyager à travers l'Italie où il eu l'occasion de contempler les oeuvres de ses prédécesseurs à Cortone, Sienne, Assise, Pérouse...
Il découvre et assimile les règles mises en place par Duccio un siècle avant lui. Il étudie Simone Martini, Ambrogio Lorenzetti, Taddeo di Bartolo et surtout Giotto.

Si Fra Angelico propose une peinture emprunte de la tradition de ses aînée, il s'en démarque par une personnalité et une originalité particulière. Il signe des chef d'oeuvres dès sa période de jeunesse et c'est dans l'évolution technique plus que dans le résultat visuel que l'on peut constater l'évolution de la maturité picturale du peintre. Il s'éloigne du style de Lorenzetti et de Simone Martini qui reste attaché à la représentation de la vie quotidienne, pour une peinture plus spirituelle qui ne porte que très peu d'attention au détail terrestre. Il trouve son inspiration dans la méditation et la prière qu'il pratique assidument avant de peindre.

Le concile de Constance en 1414 met fin au schisme de l'Eglise avec l'abdication du pape Grégoire XII et l'élection de Martin V. Fiesole est rendu aux dominicains et Fra Angelico y revient en 1418. Il y restera jusqu'en 1436. Entre 1423 et 1428 il rencontre Masaccio qui s'occuppe de la décoration de l'église Santa Maria del Carmine à Florence. Son travail sur la perspective linéaire influence l'Angelico bien que celui-ci continue de préférer un style plus mystique. Il découvre également les oeuvres de Spinello Arentino dont il partage le sentiment d'intimité. Dans les années 1430 il travaille pour diverses églises et corporations de Florence.

A partir de 1436 il est appelé à travailler à la décoration du couvent San Marco, pour ses frères dominicains. Il crée des figures sobres et, sans que cela soit systématique, dépouillées des accessoires symboliques utilisés d'ordinaire dans le gothique international. Les oeuvres sont à caractère décoratif mais contiennent aussi une volonté de prédication à l'attention des moines du couvent.
Les fresques et tableaux de San Marco sont réalisés dans un style beaucoup plus simple que dans les autres oeuvres du peintre. Il offre une narration qui ne s'attache pas au détail matériel, même si si les techniques d'ombre et de lumière, de perspective et d'anatomie sont maîtrisées. Le message peint se présente dans une simplicité voulue, proche du message évangélique.

Comparé à d'autres peintres contemporains, Fra Angelico peut sembler n'avoir jamais atteint l'excellence d'un point de vue technique. Ses personnages manquent quelquefois de souplesse mais il a su leur donner une âme, dans un sentiment en accord avec sa propre foi et son mode de vie. Sa peinture paisible invite le spectateur à la méditation et à la prière.

Hormis son travail pour l'ordre dominicain, Fra Angelico est particulièrement apprécié de Cosme de Médicis qui lui passe plusieurs commandes personnelles.

Vers 1445 il est appelé à travailler à Rome pour le pape Eugène V et son successeur Nicolas V. A cette même époque, il passe en parallèle une année à Ovierto où il commence la décoration de la nouvelle chapelle. Mais il ne termine pas son travail qui sera repris en 1499 par Lucas Signorelli. Le jugement dernier qu'il réalise sur la voute inspirera certainement Michel-Ange pour son travail sur la chapelle Sixtine.

Dans ses travaux au Vatican, Fra Angelico utilise le style cher à la première renaissance : l'imitation de l'architecture de l'antiquité. Cela indique que le peintre participait à la mouvance générale de son époque avec une recherche consciente de modernité, mais sans que cela n'entre en conflit avec l'idéal chrétien.

Durant sa longue carrière il fût le maître de Benozzo Gozzoli et aura influencé le celèbre Filippo Lippi. Il meurt à Rome en 1455 à l'âge de 68 ans.

D'une manière générale son oeuvre est caractérisée par l'utilisation de couleurs éclatantes où les bleus et les rouges se détachent sur fond d'or. Ses profusions de personnages, et plus particulièrement d'anges, se présentent dans un ordonnancement harmonieux. Leur visage emprunts d'humanité expriment la joie ainsi qu'un sentiment de paix. La béatitude et l'expression de la douleur sont placées au même niveau. S'il conserve toute sa vie les codes du gothique international, Fra Angelico a su créer un langage moderne qui s'insère parfaitement dans l'esprit nouveau de la renaissance.fra-angelico-copie-1.jpg                                                         

 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 18:56

Dufy

 

Le fauvisme apparaît en France à la même période que l’expressionnisme en Allemagne. Mais si l’expressionnisme allemand se caractérise par une atmosphère tourmentée, parfois violente, la forme d’expressivité du fauvisme est toute autre. La dynamique de ce groupe est beaucoup plus positive et pleine de vitalité.

Ce mouvement s’inscrit dans la continuité des recherches entamées par Cézanne à l’époque des impressionnistes. Si la préoccupation du moment était le questionnement autour du regard et une approche quasi-scientifique de l’étude de la couleur et des différents effets d’optiques, Cézanne, lui, se situait un peu en retrait. Sa recherche était mue par les mêmes préoccupations, mais la forme de son expression était bien différente et le caractère très personnel de son œuvre reflète bien son tempérament solitaire face à son propre cheminement artistique.
Très vite, dans ses toiles, on peut observer une simplification des formes et un travail de la couleur par larges aplats de peinture. Sa volonté de trouver le moyen d’exalter pleinement la couleur le pousse à épurer toujours davantage ses images.

Cette notion est poussée encore un peu plus loin par Gauguin. Au cours de son voyage à Tahiti, il découvre la splendeur des couleurs du pays. Cherchant lui aussi à exprimer l’éclatement et l’intensité de ces teintes et lumières magiques qu’il observe, il aboutit à une simplification du dessin.
Vers la fin de sa vie, Gauguin abouti à des peintures où la couleur prend indéniablement le pas sur le dessin et s’exprime avec une intensité et une virulence encore jamais observées.
Les peintres fauves vont poursuivre cette voie ouverte et aller encore plus loin dans cette démarche. Le dessin tend alors à disparaître et laisse place à des taches colorées, surfaces posées en touches épaisses et larges de couleurs pures. Dès lors la forme se dessine directement par l'étendue colorée. C’est une expression sensuelle et spontanée.

Le terme « fauve » peut exprimer l’aspect nature, vif, spontané, presque sauvage de l’emploi de la couleur. Cela peut aussi évoquer un certain primitivisme, comme le proclamait Gauguin qui cherchait volontairement à se rapprocher de cet aspect primitif de la peinture en s’imprégnant du monde Tahitien. En effet, c’était pour lui un moyen de porter un nouveau regard (quasi-vierge) sur la peinture, en dehors des références codées de la peinture académique du monde occidental de son époque.
Les œuvres du fauvisme vont ouvrir les portes à une abstraction de plus en plus marquée de l’image, jusqu’à aboutir plus tard à l’art abstrait. De nombreux artistes vont poursuivre les questionnements ouverts au sujet de la couleur et aller jusqu’à la création de peintures en monochromes, comme Malevitch ou Klein. D'autres vont travailler sur l’essence même de la couleur, chacun à leur manière, dans des voies très variées, de façon sensible comme dans le travail de Rothko par exemple, ou de manière plus scientifique, comme les artistes de l’Op’Art.

                                           Derain                  

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 18:33

                                               giorgio de chirico

La peinture métaphysique marque un retour à une peinture figurative qui évoque la tradition de la renaissance italienne. La conception du temps et de l’espace y appartient plus à l’imaginaire qu’au réel. Cette peinture propose des sujets situés en dehors de notre contemporanéité pour nous poser des questionnements métaphysiques à travers des images énigmatiques

Le courant est centré autour de son fondateur Giorgio De Chirico qui ne fera pas école ou presque mais qui laissera ouverte une voie qui sera reprise ensuite par les surréalistes. De Chirico pense que l’art ne doit pas avoir de rapport avec son propre temps, tant historique qu’idéologique ou social. Il ne doit pas participer aux idéologies du moment, aux valeurs sociales ou à l’histoire de son époque mais doit se situer en dehors de tout cela, dépasser ces valeurs pour s’élever au-dessus et poser des questionnements d’ordre supérieur… des questionnements métaphysiques.

Dans ses œuvres, De Chirico propose des énigmes, des images pleines de mystères et d’interrogations, sans pour autant y répondre. Il crée ainsi un univers étrange dans lequel l’espace et le temps sont en dehors de notre réalité. Si dans ses tableaux on peut observer un retour à la tradition figurative de la peinture de la renaissance Italienne, on voit aussi la volonté de franchir le temps et l’espace avec pour objectif de créer une peinture atemporelle, en dehors de l’histoire. Il cherche à créer une peinture méta-réelle, méta-historique, méta-physique avec une volonté d’atteindre une certaine universalité de la culture.

Dans ses images, le temps semble comme arrêté. Au milieu de décors inquiétants évoquant des vestiges antiques, tout semble immobile. Tout semble « entre-tout », donc en dehors de tout : la manière de structurer l’image fait que l’on ne parvient pas à savoir où et quand se situe la scène.
Entre l’intérieur et l’extérieur, entre le clos et l’ouvert, l’histoire paraît située dans un temps imaginaire, n’appartenant pas vraiment au passé, ni au futur et non plus au présent. Elle se situe en dehors du temps. Le traitement de la lumière aussi est étrange, si bien que l’on ne parvient pas à savoir s’il s’agit de l’aube, du soir, de la nuit ou du jour ou encore de la lumière artificielle d’un lieu clos.
Les personnages sont tout aussi inquiétants que le cadre qui les entoure. Entre humains et mannequins composites, ils semblent suspendus entre le vivant et l’objet. Chaque tableau est une sorte d’énigme poétique.

Le courant s'achève officiellement en 1921 avec la formation du groupe de peintres, dont entre autres Giorgio De Chirico, son frère Alberto Savinio, et le futuriste Carlo Carrà, autours de la revue italienne Valori Plastici qui prône le retour à un certain néoclassicisme en peinture.
Néanmoins De Chirico continuera par la suite à céer des œuvres selon son style personnel.

La peinture métaphysique annonce les prémices du surréalisme. En effet, si ce nouveau mouvement se rapproche du précédent par ses similitudes formelles, ses questionnements, eux, sont assez différents. Les théories surréalistes s’appuient principalement sur les études psychologiques et psychanalitiques de Freud. Le surréalisme n’évoque pas un pur imaginaire, mais se penche sur le monde de l’inconscient et du rêve.

 

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